La côte riche. Il n’y aurait presque rien de plus à dire, tant le nom de ce pays annonce bien la couleur. Côtes, forcément, parce que le Costa Rica vit pour et par l’Océan, dans ses villages de pêcheurs reclus et ses stations balnéaires aux discothèques qui ne ferment jamais. Riche parce que le pays possède une des faunes et flores les plus diversifiées et abondantes du monde. Et un réseau de rivières, qui descendent de la chaîne montagneuse, pour rafraîchir la plaine. Que demander de plus ?
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Quand, en 1502, Christophe Colomb débarque sur cette terre qui correspond à l’idée commune de l’Eldorado, il songe à s’y installer. Cinq siècles plus tard, les Post-Colombiens de la planète entière hésitent aussi à repartir quand ils plongent un pied dans les eaux de ciel du Costa Rica.
Depuis Puntarenas, petit centre métropolitain où les DJ’s sont aussi nombreux que les vendeurs de sucre, où l’on écoute les derniers tubes de reggaeton en sirotant un cocktail de fruits pressés, on peut se rendre sur l’île San Lucas. Étrange pénitencier, sans palissade ni barreaux, où les prisonniers vendent leur production artisanale. Quant à la côte pacifique, elle regorge de distractions nocturnes et de paillotes diurnes, repos du guerrier après la danse. Il ne faudrait pourtant pas réduire le Costa Rica à ses infrastructures touristiques. Plus profond, dans le pays, parmi les parcs nationaux où l’on voit des espèces inconnues ailleurs, les Indiens conservent des traditions qui remontent à l’aube des temps. La vannerie, bien entendu. Mais aussi, ces charrettes qui sont l’emblème de la nation.
Entre deux océans, le Costa Rica affiche une diversité ethnique fascinante. Il n’est pas rare, dans le centre, de croiser des villages entiers où les habitants ont le cheveu blond et les yeux bleus. Joyau d’Amérique centrale, royaume de la « pura vida » soit le farniente épicurien, le Costa Rica ne laisse pas de surprendre celui qui y reste plus que quelques jours. Il faut s’enfiler dans les ruelles de la capitale San José pour sentir la magie d’un pays où il suffit de se laisser vivre.
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